“J’avais beaucoup plus de difficultés en tant qu’employé qu’en tant que freelance”

Stefan, freelance du mois

Stefan est Growth Hacker. C’est un nouveau métier sur lequel il est tombé par nécessité lors du lancement de ses startups dans les domaines du coworking, agence digitale, player vidéo…. Pour ses différents projets entrepreneuriaux, il était difficile pour lui de trouver des manières ingénieuses de prospecter. C’est là que le Growth Hacking entre en jeu. Il s’agit d’un méthode de travail à 100% concentrée sur la croissance. Il peut s’agir de croissance commerciale, de génération de leads qualifiés, de traffic, de conversion ou d’utilisation selon le type de business et de besoins.

 

Pourquoi as-tu décidé de te mettre à ton compte ?

Stefan, freelance du mois

Je l’ai toujours eu en moi. Après des expériences mitigées en entreprise familiale et multi-nationale, je me suis rendu compte que le vrai luxe est de pouvoir choisir avec qui je travaille, en d’autres termes sélectionner les personnes avec qui je passe plus de 50% de ma vie. J’ajoute à cela l’incroyable plaisir de créer ce que je veux.

 

 

Quel est pour toi le plus grand avantage à travailler en freelance ?
De mon expérience, être consultant est assez reposant, par opposition à être CEO, à la tête d’une boîte avec des employés. Ce statut me permet de m’offrir des moments d’introspection et de réflexion. C’est donc la liberté en quelque sorte. L’autre bénéfice d’être indépendant, c’est d’avoir des projets avec lesquels je peux travailler de n’importe où… et j’ai un faible pour Barcelone 🙂

 

Quelles difficultés rencontres-tu en tant que freelance que tu ne rencontrais pas en tant que salarié ?
C’est plutôt l’inverse pour moi. J’avais beaucoup plus de difficultés en tant qu’employé qu’en tant que freelance. A nuancer avec l’administratif, les taxes et la TVA auxquels il faut se familiariser. Ce n’est pas insurmontable, mais rébarbatif : le prix de la liberté !

 

A quoi ressemble ta journée de travail type ?

L’unité semaine est plus facile à gérer que l’unité jour pour moi, je m’organise en sprints de 2 semaines et entraine mes clients dans la boucle. Je m’explique : les sprints sont des périodes courtes pendant lesquelles on ne se concentre que sur une activité unique, ou bien un ensemble d’activité restreintes. Cela commence avec une phase de planification en équipe. Ensuite s’ensuivent des journées de travail pendant lesquelles, chaque matinée, on fait des “standup” autrement dit des réunions debout, parfois à 10 personnes ou chacun explique sa journée et sa tâche principale. Cela permet de s’aligner et de collaborer beaucoup plus efficacement. On termine par une grosse réunion de cloture appellée “Sprint Review”, où l’on débriefe du sprint  écoulé, ce que l’on a appris et ce que l’on va faire pour les deux semaines suivantes. Mes clients sont tous dubitatifs au départ et conquis ensuite. C’est une méthode de travail de développeur mais qui se marie très bien à ma manière de travailler ou j’ai besoin d’avoir un peu de pression pour être motivé.

 

Que pensent tes proches de ton statut ?
Ils s’y sont faits. Mes parents ne voulaient pas que je vive la “dure vie d’indépendant Belge qui ne fait que payer des taxes” mais j’ai été élevé par des entrepreneurs, donc je ne vois pas ma vie autrement. D’ailleurs, j’ai essayé la vie de bureau pendant 6 ans, consécutivement chez Mobistar, Coca-Cola et ING et ça s’est soldé par un burn-out. Ma compagne stresse quand je reçois des recommandés à la maison et les taxes “invraisemblables” à payer, mais avec le temps, elle est vaccinée 😀

 

Si tu avais quelque chose à répondre aux personnes qui trouvent que « tu as beaucoup de chance », que leur dirais-tu ?

La chance n’est que 1% du résultat de mon bonheur. Elle ne sourit qu’à ceux qui y sont préparés. Si je suis dans une bonne position aujourd’hui, c’est parce que j’ai beaucoup ramé ces dernières années. Mais j’adore mon travail, ça valait le coup !

 

Une petite citation pour la fin… Quel est ton leitmotiv ?

“I’m lazy person, I’d like to automate my life. And on the verge to do so”

 

Pour contacter Stefan :

 

 

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